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‘Assalãmou ‘alaïkoume (Que la paix soit avec
vous) |
On se rencontre, on se salue ; on
se sépare, on se salue. C’est respecter les principes
du savoir vivre. L’universalité de l’Islam fait
qu’il embrasse toutes les sphères des activités
de l’homme. Et comme son nom même implique une soumission
totale de l’homme à la volonté d’Allah,
cette parfaite religion demande à ses fidèles de chercher
l’assentiment et le plaisir d’Allah dans toutes les circonstances
de leur existence. Aussi les croyants sont-ils exhortés à
se saluer par cette prière, ‘assalãmou ‘alaïkoume
(Que la paix soit avec vous). Pour le Saint Prophète Mohammad
(s.a.w.), c’est un moyen de resserrer les liens de fraternité.
Car, n’a-t-il pas dit à ses disciples : « Puis-je
vous indiquer ce qui va vous ouvrir la voie à des sentiments
d’amour réciproques ? Et bien ! Diffusez le salut de
paix. » (Muslim)
L’anecdote suivante souligne comment les compagnons du Prophète
(s.a.w.) étaient à cheval sur ce commandement : «
Certain jour, un disciple proposa à son camarade de l’accompagner
au marché. Grand fut l’étonnement de ce dernier
de l’avoir vu rien acheter quoiqu’ayant parcouru le marché
en tous sens. Et le premier de lui expliquer : « Je ne me suis
rendu au marché que pour mettre en pratique ces paroles du
Prophète (s.a.w.), ‘Salue ceux que tu connais et ceux
que tu ne connais pas.’ » (Boukhãr)
Ce souhait d’assalãmou ‘alaïkoume, formulé
avec sincérité et agrémenté d’un
sourire affectueux produit des merveilles. Le Saint Coran parle de
cette prière comme un cadeau purificateur venant d’Allah.
(24 : 62)
Au Paradis, ce cadeau sera l’apanage des croyants. « Des
anges viendront de diverses portes du Paradis pour présenter
le salut de paix à ceux qui ont persévéré
(dans leur foi). » (13 : 24-25). Il incombe à chaque
musulman de cultiver personnellement l’usage de cette forme
de salut merveilleuse et de l’inculquer à tous ceux qui
l’entourent afin qu’ils soient instruits dans la sublimité
de cette prière.
Dans ce contexte, voici quelques directives du Prophète (s.a.w.)
:
| 1. |
Se saluer avant d ‘engager la conversation, (Tirmidh) |
| 2. |
De deux personnes, celle qui est la plus désireuse
de la proximité d’Allah sera la première
à saluer, (Tirmidh) |
| 3. |
C’est le devoir de celui qui arrive à une assemblée
de présenter le premier ses souhaits de paix, (Tirmidh) |
| 4. |
Aussi celui qui prend congé sera-t-il le premier à
saluer l’assemblée. (Tirmidh) |
| 5. |
Lorsqu’on rentre chez soi, on saluera les siens, (Tirmidh) |
| 6. |
Les cadets seront les premiers à saluer les aînés
; les petits groupes, les groupes relativement grands, (Boukhãr) |
| 7. |
Le passant saluera celui qui est assis, tandis que c’est
à la personne montée de saluer le piéton. |
La narration suivante intéressera certainement ceux qui sont
friands des récompenses divines : « Un homme vint et
dit au Prophète (s.a.w.), ‘assalãmou ‘alaïkoume
(paix soit sur vous) ; le Prophète (s.a.w.) lui rendit son
salut. Le visiteur s’assit et le Prophète (s.a.w.) de
dire, ‘Dix.’ (c-à-d. que sa récompense serait
décuplée). Bientôt un autre s’amena et présenta
ses souhaits de paix au Prophète (s.a.w.) ainsi, ‘assalãmou
‘alaïkoume wa rahmatoullãhi’ (Que la paix
et la miséricorde d’Allah soient sur vous). Le Prophète
(s.a.w.) lui rendit son salut. Il s’assit et le Prophète
(s.a.w.) de dire, ‘Vingt.’ (c-à-d. qu’il
en aurait vingt fois de récompense). Voilà un troisième
qui survint et dit au Prophète (s.a.w.), ‘assalãmou
‘alaïkoume wa rahmatoullãhi wa barakãatouhou’
(Que la paix et la miséricorde et les bénédictions
d’Allah soient avec vous). Le Prophète (s.a.w.) lui rendit
son salut. Il s’assit lui aussi et le Prophète (s.a.w.)
de dire, ‘Trente.’ (c-à-d. qu’il en aurait
trente fois de récompense). » (Tirmidh)
Il faut répondre aux saluts adressés. « Si quelqu’un
vous salue, dit le Saint Coran, saluez-le d’une prière
meilleure, ou tout au moins retournez le salut. Certainement, Allah
tient compte de tout. (4 : 87). Ici, Allah donne un avertissement
aux réfractaires qu’un jour ils auront à rendre
compte car Allah pèse toutes les actions. Les fidèles
ne doivent pas se laisser éblouir par l’éclat
de ce monde éphémère pour perdre par la suite
leur identité islamique qui est la meilleure.
C’est dommage que dans ce domaine les gens riches notamment
laissent beaucoup à désirer. Le Messie Promis Ahmad
(a.s.) de Qadian les a dépeints en ces termes : « En
ces jours-ci, les conditions de la plupart des riches sont les plus
lamentables. Par leurs actions, ils soutiennent qu’ils n’ont
été créés que pour manger, boire et mener
une vie de débauche. Ils sont étrangers à la
religion, vides de piété, remplis d’arrogance
et de vanité. Lorsqu’un pauvre leur souhaite, ‘assalãmou
‘alaïkoume, pour eux c’est la disgrâce que
de lui répondre, ‘alaïkoumous-salãme’
(et paix soit avec vous aussi). A leurs yeux, cette formule sortant
de la bouche du malheureux est une parole hors de propos voire un
affront. Cependant aux premiers temps de l’Islam, des rois ne
songeaient nullement que la réponse ‘alaïkoumous-salãme’
pût apporter la moindre dérogation à leur dignité.
Mais ces riches d’aujourd’hui ne sont pas même des
rois. Combien ils vilifient par leur arrogance une formule recherchée
telle ‘assalãmou ‘alaïkoume, qui n’est
qu’une prière pour vivre en paix. On cherche à
fouler aux pieds chaque tradition de l’Islam. Que le temps est
révolu !» (Tiachemãé Ma’rifate) |
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