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Retour aux principes de base |
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Nous présentons dans ce numéro
du ‘Le Message’ le deuxième volet de l’article
« Retour aux principes de base » paru dans le précédent
tirage de notre magazine.
Nous avons regroupé en ce présent numéro
l’essentiel de six sermons du vendredi traitant successivement
de l’Istighfãr, de la faculté de pardonner
à autrui, du sacrifice financier, de l’emprunt
et du remboursement, de l’importance du savoir et enfin
de l’absolue nécessité de la propreté
et de la pureté en l’Islam. Puisant, comme à
son habitude, du texte coranique, des préceptes du Saint
Prophète (s.a.w.) constituant la Sounnaté Rasoul,
des Traditions rapportées par les nobles Compagnons (r.a.)
et finalement des écrits du Messie Promis et Mahdi Ahmad
(a.s.), le Calife de l’époque |
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revient aux valeurs sûres qui
doivent habiter le musulman ahmadi contemporain. Dans son langage
à la fois clair et direct, le Calife insiste auprès
des membres de la Communauté dont il a la charge, sur la pureté
intérieure et sur un comportement irréprochable et exemplaire
en toutes circonstances. La valeur intrinsèque de l’Oumma
et la victoire de l’Islam sur le cœur des hommes passent
premièrement et essentiel Istighfãr.
L’Istighfãr veut dire demander pardon à Allah,
se repentir des fautes commises dans le passé et se réformer
d’une telle manière à ne plus commettre de péchés
à l’avenir. C’est une tâche très ardue,
mais à laquelle le Saint Coran nous enseigne de nous atteler:
« Et quiconque fait le mal ou nuit à son âme, et
qui en demande ensuite pardon à Allah, trouvera Allah Pardonnant,
Miséricordieux. »
(Al Nisa 4 : 111)
Huzoor cite ce Hadith rapporté par Hadhrat
Abu Musa Ashari (r.a.) où le Saint Prophète (s.a.w.)
a dit :
« Allah, le Très-Haut, le Glorieux tend Sa main durant
la nuit afin que les gens puissent se repentir des fautes commises
entre l’aube et le crépuscule et Il tend Sa main pendant
le jour afin que les gens puissent se repentir des fautes commises
entre le crépuscule et l’aube. Allah pourrait accepter
le repentir des gens avant que le soleil ne se lève à
l’Ouest c-à-d. avant le Jour de la Résurrection.
»
C’est quoi l’Istighfãr ? Le Messie Promis (a.s.)
s’explique :
« Le péché est comme une infection qui circule
dans le sang de l’homme et le remède à cette infection
est l’Istighfãr. C’est quoi l’Istighfãr
? Cela veut tout simplement dire chercher refuge auprès d’Allah
le Très Haut afin qu’Il puisse nous protéger contre
les mauvaises conséquences des péchés que nous
avons commis, des péchés que nous n’avons pas
encore commis, mais que nous pouvons commettre et afin que cette propension
à commettre des péchés soit réduite en
cendres avant même qu’elle ne puisse s’exprimer.
»
Le Calife nous explique que la nature humaine est ainsi faite que
l’homme tend à commettre des fautes et à être
indolent. Cette propension à l’égarement n’est
pas l’apanage des êtres moyens, matérialistes,
elle peut aussi englober les Prophètes et les gens pieux. Mais
les Prophètes, étant pleinement conscients de cette
faiblesse humaine, passent leurs temps en prières, en supplications
et en repentir. Et c’est pourquoi il devient doublement nécessaire
à l’être moyen que nous sommes, de nous immerger
dans l’Istighfãr nuit et jour. Allah est toujours prêt
à écouter les cris de Taubah (répentance) venant
de ses fidèles, ainsi que nous le rappelle sans cesse le Saint
Coran. Demander pardon est une constante car nulle âme n’est
capable de s’élever au-dessus du péché
par elle-même et c’est Allah Seul Qui libère l’homme
du joug de ses propres faiblesses. Les Prophètes qui sont conscients
de ce fait passent leur temps à chercher refuge auprès
d’Allah.
Hadhrat Abou Huraira (r.a.) rapporte :
« J’ai entendu le Prophète (s.a.w.) d’Allah
dire : ‘Par Allah ! Je demande pardon à Allah et je me
tourne vers Lui en repentir plus de soixante-dix fois par jour.’
»
(Boukhãri)
A ce sujet, Huzoor nous explique que le repentir doit parvenir du
cœur, il ne peut être une formule creuse. Il doit aussi
être régulier et répétitif afin qu’Allah
en Sa capacité de ar-Ghafoor ur-Rahim (le Très Pardonnant
et le Miséricordieux) puisse nous pardonner. Quand un croyant
coupable d’une faute se tourne en repentir, Allah S’avance
vers lui. Ce pas vers l’homme, ce geste du Très Pardonnant
envers Sa créature, connu comme le ‘Roudjoullãhi’
ne s’effectue pas une ou deux fois seulement, il est répété.
Peu importe le nombre de fois que le croyant trébuche et puis
se tourne vers son Créateur en repentir, Allah S’avance
vers lui. Cependant, souligne le Calife, il ne faut pas croire que
l’homme peut pécher éternellement et s’attendre
au pardon divin en toutes circonstances, car l’Istighfãr
sincère doit mener l’homme graduellement, mais sûrement,
à un niveau de spiritualité où le péché
devient de plus en plus rare.
Un hadith rapporté par Hadhrat Anas Bin Malik (r.a.) stipule
que : « L’état véritable d’un croyant
qui se repent de ses péchés doit être comparable
à l’état de celui qui n’a jamais commis
de péché. » C’est dire la sincérité
qui doit motiver cet acte de repentir.
Huzoor souligne les explications du Messie Promis (a.s.) selon lesquelles
l’Istighfãr et le Taubah sincères lavent l’homme
de ses péchés et l’admettent au rang des Awlias
(les amis d’Allah).
Le Taubah, s’il est bien accompli, souligne le Messie Promis
(a.s.), sème une graine de pureté et d’innocence
en notre cœur et il se compare au labeur du cultivateur éclairé
qui élimine les mauvaises herbes de son champ, progressivement,
pour ne laisser la place qu’à la bonne graine. De même
les péchés représentent les mauvaises herbes
se trouvant dans nos cœurs, il convient de les arracher afin
que la semence de la piété puisse y trouver place et
s’y enraciner. Un cœur ainsi prémuni se trouvera
protégé contre le Satan et ses viles agressions. Cette
volonté à repousser le péché, cette sérénité
à cultiver le bien en son cœur s’appelle l’Istighfãr
et il peut même se convertir tout doucement en une forme de
plaisir, comme nous le souligne ce Hadith rapporté par Hadhrat
Al-Bara Ibn Azib (r.a.) :-
« Le Saint Prophète (s.a.w.) posa la question suivante
: Quel serait d’après vous le plaisir d’une personne
qui retrouve son chameau après que ce dernier chargé
de nourritures et de boissons s ‘égare, puis se promène
au hasard en laissant traîner sa muserolle sur le sol désertique
et aride, erre à l’abandon en quête d’eau
et de nourriture, chancelle d’épuisement, passe près
d’un arbre, se fait accrocher accidentellement la muserolle
au tronc de cet arbre et se trouve emprisonné de la sorte jusqu’à
ce que son propriétaire le retrouve ?» Nous répondîmes
à la question du Saint Prophète (s.a.w.) : « O
Prophète d’Allah, il serait extrêmement heureux
!» Ce à quoi le Prophète d’Allah répondit
: « Par Allah ! Allah est encore plus enchanté par le
repentir de Son serviteur que cette personne qui retrouve son chameau
égaré. »
(Muslim)
Le Calife explique ensuite qu’il est extrêmement déplacé
d’émettre un jugement sur le Pouvoir et la Suprématie
d’Allah en ce qui concerne Sa Discrétion à pardonner
quiconque. Il est interdit de dire de quelqu’un qu’il
ne sera pas pardonné, car, souligne le Calife, Allah répond
à ces gens-là :-
« Qui assignera des limites à Mon Pouvoir ? Je pardonnerai
assurément à untel ses péchés et Je transfèrerai
ses péchés sur le compte de ceux qui ont osé
douter de Mon Pouvoir. »
Huzoor relate l’anecdote suivante :-
« Un homme avait commis 99 meurtres. Il voulait se repentir
et chercha l’avis d’un sage. Il demanda à ce sage
homme si Allah accepterait le repentir d’un homme ayant commis
99 meurtres. Le sage lui répondit que le repentir d’un
tel homme ne serait jamais accepté. En entendant cela le meurtrier
tua le sage homme, ce qui porta le nombre de meurtres commis à
100 !
Il fut de nouveau envahi par le regret et décida de chercher
conseil auprès d’un autre sage. Celui-ci lui expliqua
qu’il serait pardonné si son repentir était sincère.
Le meurtrier était heureux d’apprendre ceci. Cependant
le sage lui dit qu’il fallait qu’il parte pour une destination
lointaine, là où il se trouverait parmi des gens pieux,
qui sont les élus d’Allah, et aussi qu’en faisant
ce déplacement, il s’éloignerait de la compagnie
des criminels qui habitaient sa région. Le meurtrier accepta
le conseil du sage et se mit en route. Cependant il mourut avant d’avoir
atteint la destination voulue.
Les Anges du Bien voulaient que son âme soit emmenée
au Paradis, tandis que les Anges de la Punition voulaient que son
âme soit envoyée en Enfer eu égard aux meurtres
commis. Entretemps, un autre Ange apparut en la forme d’un humain
et il leur recommanda de mesurer la distance qu’avait parcourue
le meurtrier, au moment de sa mort. Si au moment de sa mort il était
plus rapproché à sa destination qu’à son
point de départ, son âme devrait être remise aux
Anges du Bien. S’il était plus rapproché à
son point de départ, son âme serait remise aux Anges
de la Punition. Quand la distance parcourue fut mesurée, on
vit que cet homme était plus rapproché à sa destination
qu’à son point de départ et il fut ainsi pardonné
pour les péchés commis, vu qu’il avait cherché
le pardon d’Allah. »
Comme quoi le Pouvoir discrétionnaire d’Allah en tant
que Malik Yaumeedeen (Le Maître du Jour du Jugement) n’a
pas de limite et qu’Il peut décider s’Il le veut
que pour certains, comme dans l’anecdote précitée,
‘l’important ce n’est pas d’être en
règle, mais d’être en route.’
Dans une Tradition rapportée par Hadhrat Abu Huraira (r.a.)
nous apprenons ceci :-
« Les Anges d’Allah parcourent la terre à la recherche
de groupes de personnes pieuses engagées dans le souvenir d’Allah.
Ces Anges s’assoient ensuite en compagnie de ces personnes en
les couvrant de leurs ailes. Quand cette assemblée se disperse,
les Anges remontent vers le Paradis et Allah leur demande d’où
ils sortent, malgré le fait qu’Il soit l’Omniscient.
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Les Anges répondent qu’il y avait une assemblée
de gens pieux qui se souviennent d’Allah beaucoup, prient
Allah et Le supplient. |
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Allah demande ensuite aux Anges : ‘Que veulent ces gens-là
?’ |
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Les Anges répondent : ‘O Allah ils désirent
Ton Paradis.’ |
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Allah demande aux Anges : ‘Ont-ils déjà
vu Mon Paradis ?’ |
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Les Anges répondent : ‘Non.’ |
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Puis Allah demande : ‘Que savent-ils de ce Paradis ?’ |
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Les Anges disent : ‘O Allah ! Ils cherchent protection
contre le feu de Ton Enfer.’ |
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Allah demande ensuite : ‘Ont-ils déjà
vu le Feu de Mon Enfer ?’ |
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‘Non.’ répondent les Anges. |
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Ensuite Allah demande : ‘Que savent-ils de cet Enfer
?’ |
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Les Anges répondent : ‘O Allah ! Ils désirent
obtenir Ton Pardon.’ |
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Et Allah déclare : ‘Je les excuse et Je leur
pardonne.’ |
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Les Anges ajoutent : ‘Il y avait un pécheur qui
passait, il a vu ces gens pieux assis en groupe et il s’est
aussi assis en leur compagnie.’ |
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Alors, Allah, de par Sa Grâce infinie, pardonne à
ce pécheur aussi.’ |
S’appuyant sur les enseignements de cette Tradition, le Calife
exhorte les membres de la Communauté à participer aux
activités de leurs mosquées respectives autant que possible
afin qu’ils soient partie prenante de telles assemblées
de justes et que leurs péchés leur soient pardonnés.
Il est impératif d’être présent à
toutes les Salat-ul-Djoumou’ah les vendredis, toute activité
professionnelle étant réléguée au second
plan. Il nous faut nous évertuer à participer à
toutes les activités qui nous procurent la proximité
d’Allah, car une telle attitude nous rapproche d’avantage
de l’Istighfãr. Tout passe par l’Istighfãr
nous rappelle le Calife. A tous ceux qui sollicitent ses prières,
de ceux qui sont endettés, à ceux qui font face à
des problèmes d’ordre professionnel, en passant par les
couples qui n’ont pas d’enfant, Huzoor répond que
la solution passse d’abord par l’Istighfãr.
Le Messie Promis (a.s.) a écrit au sujet de l’Istighfãr
:-
« Tout comme la mouche a deux ailes, l’une contenant des
toxines et l’autre des antidotes, l’humain aussi possède
deux ailes, l’une représentant le péché,
l’autre représentant la honte, le repentir et l’anxiété
d’avoir commis des péchés. Mais alors pourquoi,
le poison du péché est-il créé en premier
lieu ? La réponse réside dans le fait que le poison,
une fois transformé, une fois débarrassé de ses
éléments toxiques, devient l’antidote, l’elixir
lui-même. »
Afin de pouvoir éliminer le péché, il faut le
détester d’abord, créer une répugnance
en son âme pour le péché.
A ce sujet, ces paroles du Saint Prophète (s.a.w.) sont très
instructives :
« Quand une personne verse ses larmes d’une façon
continue devant Allah, cherchant Son pardon, au bout du compte Allah
lui dit : ‘Je t’ai pardonné. Tu peux maintenant
faire ce que tu voudrais. »
Ceci veut dire, explique le Calife, que le cœur de ce croyant
a été transformé d’une telle manière
que le péché lui est devenu répugnant ; comme,
par exemple, il ne voudrait certainement pas brouter de l’herbe
tel que le ferait un mouton. La personne qui a été pardonnée
par Allah ne retournera pas vers le péché. Les musulmans
ont développé une aversion naturelle contre la consommation
du porc, cependant ils commettent d’autres actes qui sont également
condamnés en l’Islam. Il s’agit donc pour le musulman
d’étendre l’aversion qu’il a contre la consommation
du porc à d’autres formes de péché.
La philosophie derrière cette aversion contre le porc est qu’elle
devrait faire comprendre aux musulmans qu’ils se doivent de
détester le péché au même titre et dans
la même proportion.
Pardonner à autrui
Au sujet du pardon que nous sommes tenus d’accorder aux autres
humains, Huzoor cite ce verset du Saint Coran en premier lieu :
« Ceux qui dépensent, qu’ils soient dans la prospérité
ou dans l’adversité, et pour ceux qui refrènent
leur colère et qui pardonnent aux autres, et Allah aime ceux
qui font le bien. »
(Al Imran 3 : 135)
Huzoor explique que chaque personne se trouve affectée quand
la société se montre trop inflexible, elle devient intolérante
et refuse de pardonner leurs fautes à autrui. C’est ainsi
que les querelles familiales, par exemple, dégénèrent
en conflits. Dans un tel climat d’intolérance, la responsabilité
de chaque musulman ahmadi de se plier aux injonctions de l’Islam,
de maîtriser sa colère et de pardonner aux autres devient
très importante.
Ensuite Huzoor cite ce verset du Saint Coran :
« Penche-toi vers le pardon et enjoins la bienveillance, et
détourne-toi des ignorants. »
(Al A’raf 7 : 200)
Il est important, explique le Calife, pour le musulman de maîtriser
ses accès de colère, de s’expliquer calmement
ou alors de se retirer dignement au cas où la bonne volonté
des autres ferait défaut. L’on pourrait arguer que, si
à chaque fois, il nous faudrait nous éloigner d’une
situation potentiellement explosive, ce serait laisser le champ libre
aux malfaiteurs. La réponse du Calife à cette question
est très élégante, qui cite le chapitre Al Shura
:
« Le paiement d’un préjudice est une sanction proportionnelle
; mais celui qui pardonne et par là apporte une réforme,
sa récompense est auprès d’Allah. Assurément,
Il n’aime pas les injustes. »
C’est à dire qu’il est préférable
de pardonner aux gens si l’espoir d’une réforme
existe réellement, sinon la permission d’exiger réparation
est accordée. Mais là encore, explique Huzoor, il est
recommandé aux membres de la Communauté de passer par
la filière du Nizam-é-Djama’ate, car il n’est
pas toujours donné aux personnes lésées la possibilité
de se défendre. Les règlements de la Djama’ate
existent à cet effet.
Elaborant d’avantage sur ce sujet, Huzoor cite les paroles du
Saint Prophète (s.a.w.) qui a dit que l’excellence suprême
est de pardonner à celui qui vous maltraite et que plus une
personne pardonne aux autres, plus Allah élève son statut.
Le Prophète (s.a.w.) a aussi souligné l’importance
de pardonner leurs erreurs à ceux qui sont nos employés.
Un jour le Saint Prophète (s.a.w.) fut quelque peu chagriné
à l’égard de nul autre que Hadhrat Abu Bakr Siddique
(r.a.), qui après s’être montré remarquablement
patient envers une personne assez ingrate, finit par perdre patience
et la rabrouer. Le Prophète (s.a.w.) déclara qu’aussi
longtemps que Hadhrat Abu Bakr Siddique (r.a.) était resté
silencieux, les anges veillaient sur lui, mais une fois qu’il
avait commencé à réagir, Satan se présenta.
Hadhrat Ayesha (r.a.), épouse du Saint Prophète (s.a.w.)
dit que ce dernier ne réagissait jamais quand on le maltraitait
personnellement. L’on rapporte qu’il faisait preuve d’une
aussi grande magnanimité qu’un jour il avait même
pardonné à l’homme qui avait agressé sa
fille au point de provoquer une fausse couche et sa mort éventuellement.
Autre exemple de cette faculté à pardonner fut la grâce
accordée à l’occasion de la chute de la Mecque
à Hinda, l’épouse d’Abou Soufyan, dont les
atrocités et les exactions commises à l’encontre
des premiers musulmans furent simplement inqualifiables.
Au fait, nous rappelle le Calife, chaque exemple de pardon accordé
au cours de la vie du Saint Prophète (s.a.w.) surpasse les
autres et ces exemples-là devraient inspirer chaque musulman
ahmadi. Huzoor cite aussi de nombreux cas dans la vie du Messie Promis
(a.s.) où il avait pardonné à ceux qui travaillaient
pour lui et aussi à ses pires ennemis. Huzoor souhaite que
chaque musulman ahmadi fasse preuve de beaucoup de magnanimité,
suive les enseignements du Saint Coran et la Tradition du Saint Prophète
(s.a.w.) et accomplisse les vœux formulés par le Messie
Promis (a.s.) dans ses écrits au sujet du devoir de pardonner
à ceux qui nous blessent.
Le sacrifice financier
Quelques semaines avant la fin de l’exercice financier 2003-2004,
Huzoor s’est appesanti sur l’importance du sacrifice financier
en l’Islam expliquant que nul ne peut aspirer à la vertu
sans éliminer dans son cœur cette inhibition à
dépenser dans le chemin d’Allah. Dépenser dans
le chemin d’Allah aide le musulman à accroître
sa foi et à participer d’avantage aux bonnes actions.
Le Calife se félicite du fait que la Djama’ate regorge
de membres qui sont très enclins à verser une importante
partie de leurs revenus dans la voie du Seigneur. Ceci inclut ces
cultivateurs et fermiers de la Djama’ate pakistanaise qui tiennent
à accomplir leurs promesses faites à l’égard
du Chanda, malgré les pires difficultés qu’ils
rencontrent face à l’exploitation et le manque de scrupules
des grands propriétaires terriens. Le Calife explique que la
façon de dépenser dans le chemin d’Allah est quelque
chose de personnelle entre l’homme et son Créateur, cependant
il est du devoir de chaque musulman d’honorer toutes les promesses
financières faites. A ce propos, les ‘Moosi’ doivent
tenir à leurs promesses de contribuer une large partie de leurs
revenus aux fonds de la Communauté.
Le Calife s’attarde ensuite sur les détails entourant
les taux de paiement fixés par la Djama’ate pour les
différents fonds, sur les conditions et sur les exemptions
possibles et souligne qu’il est du devoir de tout officier responsable
de respecter la confidentialité de chaque dossier et plus spécialement
ceux concernant les exemptions accordées à certains
membres. Le Calife exhorte les membres qui ont perdu leurs emplois
réguliers à garder le moral et à accepter toute
offre d’emploi reçue. Fidèle à ses habitudes,
Huzoor agrémente son discours en puisant des témoignages
des Compagnons (r.a.) contenus dans les Hadiths, afin de mieux illustrer
comment les premiers musulmans ont consenti des sacrifices suprêmes
quand ils furent invités à dépenser dans le droit
chemin. Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit qu’une personne
est vraiment dévouée quand le désir d’acquérir
la récompense et la miséricorde d’Allah dépassse
de loin l’envie d’accumuler les richesses mondaines et
il a demandé aux croyants de ne pas s’attarder aux petits
calculs en dépensant dans le chemin d’Allah et de ‘
laisser leurs bourses déliées’ quand il s’agit
de dépenser. A ce sujet, Huzoor se refère à la
promesse faite par les membres de la Khuddam ul Ahmadiyya en Allemagne
au bénéfice du ‘One Hundred Mosques Scheme’,
tout en nous rappelant que la contribution à de tels fonds
ne doit en aucune manière affecter le paiement du Chanda obligatoire
mensuel.
En relevant d’autres Traditions du Prophète (s.a.w.),
le Calife déclare qu’au Jour du Jugement, ceux qui auront
dépensé sincèrement dans le chemin d’Allah
se retrouveront protégés sous ‘l’abri de
la richesse’. Ensuite Huzoor aborde en détail le sujet
de la Zakaate, rappelant aux dames qu’il est important de payer
la Zakaate sur les bijoux, là où c’est justifié,
et en soulignant qu’il est du devoir du mari d’aider son
épouse à s’acquitter de cette tâche surtout
si elle ne touche pas de salaires réguliers.
Huzoor puise ensuite des propos tenus par le Messie Promis (a.s.)
dans son livre intitulé Fateh-e-Islam (La victoire de l’Islam),
où il nous est expliqué, entre autres, que le fait de
dépenser dans le chemin d’Allah constitue une chance
et un privilège car ce genre de sacrifice est toujours récompensé
par le Tout-Puissant.
L’Emprunt et le Remboursement
A ce sujet Huzoor cite d’emblée une partie de ce verset
de la sourate Al-Baqarah.
« Et ne dédaignez pas de consigner la transaction par
écrit, qu’elle soit petite ou grande, ainsi que le jour
fixé pour le remboursement. Cela est plus équitable
devant Allah, plus sûr pour les témoignages et plus susceptible
de vous épargner les doutes. Par conséquent, ne manquez
pas de coucher par écrit la dette, à moins qu’il
ne s’agisse de marchandises que vous avez sous la main et que
vous donnez ou prenez de main en main, auquel cas, ce ne sera pas
un péché que de ne pas l’écrire. Et prenez
toujours des témoins toutes les fois que vous vendez l’un
à l’autre. »
(2 :283)
Ce verset traite de manière exhaustive les règlements
de l’Islam concernant l’emprunt, à commencer par
tout consigner en écrit. S’il n’est pas absolument
nécéssaire de se montrer très rigide quand il
s’agit d’emprunter de petites sommes sur la base d’une
confiance mutuelle entre proches, il devient essentiel de se montrer
très formel quand des montants substantiels sont en jeu. Les
injonctions coraniques prennent en considération la psychologie
humaine entourant l’emprunt et le remboursement et constituent
un rempart contre les doutes possibles et contre toute éventualité
de conflits entre les deux parties engagées. L’Islam
place la responsabilité de clarifier les termes de l’accord
de remboursement sur celui qui emprunte. Ceci a pour but de responsabiliser
l’emprunteur et de l’amener à respecter les termes
qu ‘il aurait lui-même suggérés. Le verset
2 : 283 s’attarde sur les éventualités possibles
concernant l’emprunteur et souligne l’importance des témoins
à cette transaction.
Dans ses commentaires, le Calife explique comment, souvent, des gens
empruntent de l’argent de leurs amis ou de leurs proches et
se montrent ensuite peu scrupuleux au sujet du remboursement. Ils
trouvent toutes sortes d’excuses pour ne pas rembourser leurs
dettes et engendrent ainsi des situations embarrassantes dans la société.
Citant ensuite le verset 281 du même chapitre,
« Si un débiteur quelconque est gêné alors
accordez-lui du répit jusqu’à ce qu’il soit
à l’aise. Et si vous lui remettez sa dette par charité,
ce sera encore mieux pour vous si seulement vous saviez. »
(2 : 281)
le Calife explique qu’il est demandé à ceux qui
prêtent de l’argent à autrui de se montrer souples
et compréhensifs au sujet du remboursement. Ce verset nous
invite à une certaine souplesse car si la souplesse divine
à notre égard n’existait pas nous nous retrouverions
dans d’immenses difficultés.
Celui qui se montre conciliant envers l’emprunteur et rend le
remboursement plus souple se verra ouvrir les portes du Paradis. Le
Prophète (s.a.w.) a déclaré qu’au Jour
du Jugement, Allah prendra sous Son abri celui qui aura assoupli,
ou mieux encore, annulé un emprunt consenti à autrui.
D’un autre côté, cependant, il est aussi demandé
à celui qui emprunte, d’éviter à trouver
des excuses au moment du remboursement et à tout faire pour
rembourser la dette de façon élégante, et même,
d’y ajouter une petite somme supplémentaire en guise
de reconnaissance. Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit que si
l’emprunteur est sincère au sujet de son intention de
rembourser au moment même de contracter l’emprunt, Allah
lui facilitera certainement la tâche. Le Prophète (s.a.w.)
a placé le non-remboursement d’une dette au même
niveau que la Kufr (l’incroyance), dans ce sens qu’il
engendre les fausses promesses et le mensonge et qu’il éloigne
l’emprunteur du chemin de la Taqwa (la Droiture).
Pour conclure sur ce chapitre, Huzoor cite des extraits des écrits
du Messie Promis (a.s.) concernant l’intégrité
de mise au sujet du respect des termes de remboursement. Le Messie
Promis (a.s.), nous rappelle le Calife, a qualifié la dette
chronique comme une des calamités de notre époque.
La Quête du Savoir
En s’appuyant sur la phrase ‘Rabbi zidni ilma’,
c-à-d. ‘O Mon Seigneur ! fais moi croître en connaissance.’
(20 : 115)
Huzoor entre dans les détails au sujet de la signification
et de l’importance du savoir en l’Islam. Il nous rappelle
que le Saint Prophète (s.a.w.) était âgé
d’environ 55 ans quand ce verset lui fut révélé,
ce qui signifie qu’il n ‘y a vraiment pas d’âge
pour la quête du savoir. En vérité, le Saint Prophète
(s.a.w.) a exhorté l’humanité à chercher
la connaissance dès l’enfance et ce jusqu’à
la vieillesse. Il est important de comprendre qu’Allah a révélé,
il y a déjà plus de 1400 années, le Livre parfait
à Son Messager et que ce Livre regorge, en soi, de connaissance
de toutes sortes, au point où l’humanité continue
à y découvrir des choses nouvelles par la voie de la
recherche.
Le Saint Prophète (s.a.w.) a comparé les assemblées
du savoir aux Jardins du Paradis. Il a, cependant, souligné
que nul ne devait chercher la connaissance afin de se sentir supérieur
aux autres ou pour les besoins d’un avancement personnel. Le
Saint Prophète (s.a.w.) a dit qu’Allah facilite l’accès
au Paradis à ceux qui s’attèlent à chercher
le savoir.
Le Calife nous rappelle qu’Allah a promis d’accorder la
connaissance et la distinction aux membres de la Communauté
du Messie Promis (a.s.), il est donc du devoir de chaque musulman
ahmadi de redoubler d’effort afin d’acquérir des
connaissances supérieures. Huzoor conseille aux étudiants
ahmadis d’étudier sérieusement le Saint Coran
parallèlement à leurs autres sujets, car dit-il, le
Coran leur ouvrira des boulevards que nul enseignant mondain ne saurait
ouvrir.
Huzoor attire notre attention sur les fontaines de connaissance que
renferment les livres du Messie Promis (a.s.) et la somme de connaissance
spirituelle qu’ils contiennent. Il explique que les gens devraient
continuer à lire et à étudier ces livres à
travers les âges afin de découvrir les principes et les
voies qui mènent vers le progrès spirituel aussi bien
que vers le développement académique. Dans son analyse,
Huzoor fait une synthèse de la vie bénie du Saint Prophète
(s.a.w.) afin d’expliquer que la recherche du savoir dès
l’enfance, l’activité intense pendant la jeunesse
et l’acquisition de la sagesse au seuil de la vieillesse ont
été les faits manquants du cheminement du Messager d’Allah.
Ce modèle parfait de comportement devrait être notre
seule source de référence et nous pousser vers les sommets
de l’excellence. Le Prophète (s.a.w.) a dit que le musulman
qui acquiert la connaissance et la partage ensuite avec un autre musulman,
accomplit un acte de charité et de ce fait il devient impératif
aux musulmans de transmettre leur savoir aux autres. Quand il leur
arrive de ne pas pouvoir maîtriser quelque chose, ils doivent
prononcer les mots « Allãhou A’lam », c-à-d.
« Allah sait tout. »
Huzoor exhorte les étudiants à chercher le savoir avec
dignité et à se montrer particulièrement respectueux
envers ceux qui leur transmettent la connaissance. Le Calife met en
garde les étudiants ahmadis contre la tentation malsaine de
participer aux grèves et aux manifestations, en soulignant
leurs caractères non-islamiques.
Puisant des Traditions du Saint Prophète (s.a.w.), le Calife
s’attarde longuement sur la nature des objectifs du projet Waqf-e-Nau.
Huzoor demande formellement aux filles Waqf-e-Nau d’étudier
autant de langues possibles dans le but de traduire et de vulgariser
les publications de la Djama’ate. Il donne des directives aux
responsables du projet Waqf-e-Nau afin de prendre note et de répertorier
les carrières auxquelles aspirent les enfants Waqf-e-Nau, de
façon à ce que la Djama’ate puisse avoir une idée
des compétences qui seraient éventuellement disponibles.
Huzoor souligne la responsabilité des parents à guider
leurs enfants Waqf-e-Nau vers des carrières et des aptitudes
qui seraient éventuellement avantageuses à la Djama’ate.
Le Calife demande surtout aux mamans en particulier d’approfondir
leurs propres connaissances afin de mieux faciliter la formation de
leurs enfants et aussi de participer pleinement avec l’aide
de leurs époux, à l’épanouissement de leurs
enfants. A ce titre, conclut le Calife, la connaissance et la rigueur
spirituelle des mamans deviennent extrêmement importantes dans
le but de protéger les générations futures.
Propreté et Pureté
En parlant sur ce sujet Huzoor |
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