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|| Retour aux principes de base
Nous présentons dans ce numéro du ‘Le Message’ le deuxième volet de l’article « Retour aux principes de base » paru dans le précédent tirage de notre magazine.

Nous avons regroupé en ce présent numéro l’essentiel de six sermons du vendredi traitant successivement de l’Istighfãr, de la faculté de pardonner à autrui, du sacrifice financier, de l’emprunt et du remboursement, de l’importance du savoir et enfin de l’absolue nécessité de la propreté et de la pureté en l’Islam. Puisant, comme à son habitude, du texte coranique, des préceptes du Saint Prophète (s.a.w.) constituant la Sounnaté Rasoul, des Traditions rapportées par les nobles Compagnons (r.a.) et finalement des écrits du Messie Promis et Mahdi Ahmad (a.s.), le Calife de l’époque
revient aux valeurs sûres qui doivent habiter le musulman ahmadi contemporain. Dans son langage à la fois clair et direct, le Calife insiste auprès des membres de la Communauté dont il a la charge, sur la pureté intérieure et sur un comportement irréprochable et exemplaire en toutes circonstances. La valeur intrinsèque de l’Oumma et la victoire de l’Islam sur le cœur des hommes passent premièrement et essentiel Istighfãr.

L’Istighfãr veut dire demander pardon à Allah, se repentir des fautes commises dans le passé et se réformer d’une telle manière à ne plus commettre de péchés à l’avenir. C’est une tâche très ardue, mais à laquelle le Saint Coran nous enseigne de nous atteler:

« Et quiconque fait le mal ou nuit à son âme, et qui en demande ensuite pardon à Allah, trouvera Allah Pardonnant, Miséricordieux. »
(Al Nisa 4 : 111)

Huzoor cite ce Hadith rapporté par Hadhrat
Abu Musa Ashari (r.a.) où le Saint Prophète (s.a.w.) a dit :
« Allah, le Très-Haut, le Glorieux tend Sa main durant la nuit afin que les gens puissent se repentir des fautes commises entre l’aube et le crépuscule et Il tend Sa main pendant le jour afin que les gens puissent se repentir des fautes commises entre le crépuscule et l’aube. Allah pourrait accepter le repentir des gens avant que le soleil ne se lève à l’Ouest c-à-d. avant le Jour de la Résurrection. »

C’est quoi l’Istighfãr ? Le Messie Promis (a.s.) s’explique :
« Le péché est comme une infection qui circule dans le sang de l’homme et le remède à cette infection est l’Istighfãr. C’est quoi l’Istighfãr ? Cela veut tout simplement dire chercher refuge auprès d’Allah le Très Haut afin qu’Il puisse nous protéger contre les mauvaises conséquences des péchés que nous avons commis, des péchés que nous n’avons pas encore commis, mais que nous pouvons commettre et afin que cette propension à commettre des péchés soit réduite en cendres avant même qu’elle ne puisse s’exprimer. »

Le Calife nous explique que la nature humaine est ainsi faite que l’homme tend à commettre des fautes et à être indolent. Cette propension à l’égarement n’est pas l’apanage des êtres moyens, matérialistes, elle peut aussi englober les Prophètes et les gens pieux. Mais les Prophètes, étant pleinement conscients de cette faiblesse humaine, passent leurs temps en prières, en supplications et en repentir. Et c’est pourquoi il devient doublement nécessaire à l’être moyen que nous sommes, de nous immerger dans l’Istighfãr nuit et jour. Allah est toujours prêt à écouter les cris de Taubah (répentance) venant de ses fidèles, ainsi que nous le rappelle sans cesse le Saint Coran. Demander pardon est une constante car nulle âme n’est capable de s’élever au-dessus du péché par elle-même et c’est Allah Seul Qui libère l’homme du joug de ses propres faiblesses. Les Prophètes qui sont conscients de ce fait passent leur temps à chercher refuge auprès d’Allah.

Hadhrat Abou Huraira (r.a.) rapporte :
« J’ai entendu le Prophète (s.a.w.) d’Allah dire : ‘Par Allah ! Je demande pardon à Allah et je me tourne vers Lui en repentir plus de soixante-dix fois par jour.’ »
(Boukhãri)

A ce sujet, Huzoor nous explique que le repentir doit parvenir du cœur, il ne peut être une formule creuse. Il doit aussi être régulier et répétitif afin qu’Allah en Sa capacité de ar-Ghafoor ur-Rahim (le Très Pardonnant et le Miséricordieux) puisse nous pardonner. Quand un croyant coupable d’une faute se tourne en repentir, Allah S’avance vers lui. Ce pas vers l’homme, ce geste du Très Pardonnant envers Sa créature, connu comme le ‘Roudjoullãhi’ ne s’effectue pas une ou deux fois seulement, il est répété. Peu importe le nombre de fois que le croyant trébuche et puis se tourne vers son Créateur en repentir, Allah S’avance vers lui. Cependant, souligne le Calife, il ne faut pas croire que l’homme peut pécher éternellement et s’attendre au pardon divin en toutes circonstances, car l’Istighfãr sincère doit mener l’homme graduellement, mais sûrement, à un niveau de spiritualité où le péché devient de plus en plus rare.

Un hadith rapporté par Hadhrat Anas Bin Malik (r.a.) stipule que : « L’état véritable d’un croyant qui se repent de ses péchés doit être comparable à l’état de celui qui n’a jamais commis de péché. » C’est dire la sincérité qui doit motiver cet acte de repentir.

Huzoor souligne les explications du Messie Promis (a.s.) selon lesquelles l’Istighfãr et le Taubah sincères lavent l’homme de ses péchés et l’admettent au rang des Awlias (les amis d’Allah).

Le Taubah, s’il est bien accompli, souligne le Messie Promis (a.s.), sème une graine de pureté et d’innocence en notre cœur et il se compare au labeur du cultivateur éclairé qui élimine les mauvaises herbes de son champ, progressivement, pour ne laisser la place qu’à la bonne graine. De même les péchés représentent les mauvaises herbes se trouvant dans nos cœurs, il convient de les arracher afin que la semence de la piété puisse y trouver place et s’y enraciner. Un cœur ainsi prémuni se trouvera protégé contre le Satan et ses viles agressions. Cette volonté à repousser le péché, cette sérénité à cultiver le bien en son cœur s’appelle l’Istighfãr et il peut même se convertir tout doucement en une forme de plaisir, comme nous le souligne ce Hadith rapporté par Hadhrat Al-Bara Ibn Azib (r.a.) :-

« Le Saint Prophète (s.a.w.) posa la question suivante : Quel serait d’après vous le plaisir d’une personne qui retrouve son chameau après que ce dernier chargé de nourritures et de boissons s ‘égare, puis se promène au hasard en laissant traîner sa muserolle sur le sol désertique et aride, erre à l’abandon en quête d’eau et de nourriture, chancelle d’épuisement, passe près d’un arbre, se fait accrocher accidentellement la muserolle au tronc de cet arbre et se trouve emprisonné de la sorte jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve ?» Nous répondîmes à la question du Saint Prophète (s.a.w.) : « O Prophète d’Allah, il serait extrêmement heureux !» Ce à quoi le Prophète d’Allah répondit : « Par Allah ! Allah est encore plus enchanté par le repentir de Son serviteur que cette personne qui retrouve son chameau égaré. »
(Muslim)

Le Calife explique ensuite qu’il est extrêmement déplacé d’émettre un jugement sur le Pouvoir et la Suprématie d’Allah en ce qui concerne Sa Discrétion à pardonner quiconque. Il est interdit de dire de quelqu’un qu’il ne sera pas pardonné, car, souligne le Calife, Allah répond à ces gens-là :-
« Qui assignera des limites à Mon Pouvoir ? Je pardonnerai assurément à untel ses péchés et Je transfèrerai ses péchés sur le compte de ceux qui ont osé douter de Mon Pouvoir. »

Huzoor relate l’anecdote suivante :-
« Un homme avait commis 99 meurtres. Il voulait se repentir et chercha l’avis d’un sage. Il demanda à ce sage homme si Allah accepterait le repentir d’un homme ayant commis 99 meurtres. Le sage lui répondit que le repentir d’un tel homme ne serait jamais accepté. En entendant cela le meurtrier tua le sage homme, ce qui porta le nombre de meurtres commis à 100 !

Il fut de nouveau envahi par le regret et décida de chercher conseil auprès d’un autre sage. Celui-ci lui expliqua qu’il serait pardonné si son repentir était sincère. Le meurtrier était heureux d’apprendre ceci. Cependant le sage lui dit qu’il fallait qu’il parte pour une destination lointaine, là où il se trouverait parmi des gens pieux, qui sont les élus d’Allah, et aussi qu’en faisant ce déplacement, il s’éloignerait de la compagnie des criminels qui habitaient sa région. Le meurtrier accepta le conseil du sage et se mit en route. Cependant il mourut avant d’avoir atteint la destination voulue.

Les Anges du Bien voulaient que son âme soit emmenée au Paradis, tandis que les Anges de la Punition voulaient que son âme soit envoyée en Enfer eu égard aux meurtres commis. Entretemps, un autre Ange apparut en la forme d’un humain et il leur recommanda de mesurer la distance qu’avait parcourue le meurtrier, au moment de sa mort. Si au moment de sa mort il était plus rapproché à sa destination qu’à son point de départ, son âme devrait être remise aux Anges du Bien. S’il était plus rapproché à son point de départ, son âme serait remise aux Anges de la Punition. Quand la distance parcourue fut mesurée, on vit que cet homme était plus rapproché à sa destination qu’à son point de départ et il fut ainsi pardonné pour les péchés commis, vu qu’il avait cherché le pardon d’Allah. »

Comme quoi le Pouvoir discrétionnaire d’Allah en tant que Malik Yaumeedeen (Le Maître du Jour du Jugement) n’a pas de limite et qu’Il peut décider s’Il le veut que pour certains, comme dans l’anecdote précitée, ‘l’important ce n’est pas d’être en règle, mais d’être en route.’

Dans une Tradition rapportée par Hadhrat Abu Huraira (r.a.) nous apprenons ceci :-
« Les Anges d’Allah parcourent la terre à la recherche de groupes de personnes pieuses engagées dans le souvenir d’Allah. Ces Anges s’assoient ensuite en compagnie de ces personnes en les couvrant de leurs ailes. Quand cette assemblée se disperse, les Anges remontent vers le Paradis et Allah leur demande d’où ils sortent, malgré le fait qu’Il soit l’Omniscient.
Les Anges répondent qu’il y avait une assemblée de gens pieux qui se souviennent d’Allah beaucoup, prient Allah et Le supplient.
Allah demande ensuite aux Anges : ‘Que veulent ces gens-là ?’
Les Anges répondent : ‘O Allah ils désirent Ton Paradis.’
Allah demande aux Anges : ‘Ont-ils déjà vu Mon Paradis ?’
Les Anges répondent : ‘Non.’
Puis Allah demande : ‘Que savent-ils de ce Paradis ?’
Les Anges disent : ‘O Allah ! Ils cherchent protection contre le feu de Ton Enfer.’
Allah demande ensuite : ‘Ont-ils déjà vu le Feu de Mon Enfer ?’
‘Non.’ répondent les Anges.
Ensuite Allah demande : ‘Que savent-ils de cet Enfer ?’
Les Anges répondent : ‘O Allah ! Ils désirent obtenir Ton Pardon.’
Et Allah déclare : ‘Je les excuse et Je leur pardonne.’
Les Anges ajoutent : ‘Il y avait un pécheur qui passait, il a vu ces gens pieux assis en groupe et il s’est aussi assis en leur compagnie.’
Alors, Allah, de par Sa Grâce infinie, pardonne à ce pécheur aussi.’

S’appuyant sur les enseignements de cette Tradition, le Calife exhorte les membres de la Communauté à participer aux activités de leurs mosquées respectives autant que possible afin qu’ils soient partie prenante de telles assemblées de justes et que leurs péchés leur soient pardonnés. Il est impératif d’être présent à toutes les Salat-ul-Djoumou’ah les vendredis, toute activité professionnelle étant réléguée au second plan. Il nous faut nous évertuer à participer à toutes les activités qui nous procurent la proximité d’Allah, car une telle attitude nous rapproche d’avantage de l’Istighfãr. Tout passe par l’Istighfãr nous rappelle le Calife. A tous ceux qui sollicitent ses prières, de ceux qui sont endettés, à ceux qui font face à des problèmes d’ordre professionnel, en passant par les couples qui n’ont pas d’enfant, Huzoor répond que la solution passse d’abord par l’Istighfãr.

Le Messie Promis (a.s.) a écrit au sujet de l’Istighfãr :-
« Tout comme la mouche a deux ailes, l’une contenant des toxines et l’autre des antidotes, l’humain aussi possède deux ailes, l’une représentant le péché, l’autre représentant la honte, le repentir et l’anxiété d’avoir commis des péchés. Mais alors pourquoi, le poison du péché est-il créé en premier lieu ? La réponse réside dans le fait que le poison, une fois transformé, une fois débarrassé de ses éléments toxiques, devient l’antidote, l’elixir lui-même. »

Afin de pouvoir éliminer le péché, il faut le détester d’abord, créer une répugnance en son âme pour le péché.

A ce sujet, ces paroles du Saint Prophète (s.a.w.) sont très instructives :
« Quand une personne verse ses larmes d’une façon continue devant Allah, cherchant Son pardon, au bout du compte Allah lui dit : ‘Je t’ai pardonné. Tu peux maintenant faire ce que tu voudrais. »

Ceci veut dire, explique le Calife, que le cœur de ce croyant a été transformé d’une telle manière que le péché lui est devenu répugnant ; comme, par exemple, il ne voudrait certainement pas brouter de l’herbe tel que le ferait un mouton. La personne qui a été pardonnée par Allah ne retournera pas vers le péché. Les musulmans ont développé une aversion naturelle contre la consommation du porc, cependant ils commettent d’autres actes qui sont également condamnés en l’Islam. Il s’agit donc pour le musulman d’étendre l’aversion qu’il a contre la consommation du porc à d’autres formes de péché.
La philosophie derrière cette aversion contre le porc est qu’elle devrait faire comprendre aux musulmans qu’ils se doivent de détester le péché au même titre et dans la même proportion.

Pardonner à autrui
Au sujet du pardon que nous sommes tenus d’accorder aux autres humains, Huzoor cite ce verset du Saint Coran en premier lieu :
« Ceux qui dépensent, qu’ils soient dans la prospérité ou dans l’adversité, et pour ceux qui refrènent leur colère et qui pardonnent aux autres, et Allah aime ceux qui font le bien. »
(Al Imran 3 : 135)

Huzoor explique que chaque personne se trouve affectée quand la société se montre trop inflexible, elle devient intolérante et refuse de pardonner leurs fautes à autrui. C’est ainsi que les querelles familiales, par exemple, dégénèrent en conflits. Dans un tel climat d’intolérance, la responsabilité de chaque musulman ahmadi de se plier aux injonctions de l’Islam, de maîtriser sa colère et de pardonner aux autres devient très importante.
Ensuite Huzoor cite ce verset du Saint Coran :

« Penche-toi vers le pardon et enjoins la bienveillance, et détourne-toi des ignorants. »
(Al A’raf 7 : 200)

Il est important, explique le Calife, pour le musulman de maîtriser ses accès de colère, de s’expliquer calmement ou alors de se retirer dignement au cas où la bonne volonté des autres ferait défaut. L’on pourrait arguer que, si à chaque fois, il nous faudrait nous éloigner d’une situation potentiellement explosive, ce serait laisser le champ libre aux malfaiteurs. La réponse du Calife à cette question est très élégante, qui cite le chapitre Al Shura :
« Le paiement d’un préjudice est une sanction proportionnelle ; mais celui qui pardonne et par là apporte une réforme, sa récompense est auprès d’Allah. Assurément, Il n’aime pas les injustes. »

C’est à dire qu’il est préférable de pardonner aux gens si l’espoir d’une réforme existe réellement, sinon la permission d’exiger réparation est accordée. Mais là encore, explique Huzoor, il est recommandé aux membres de la Communauté de passer par la filière du Nizam-é-Djama’ate, car il n’est pas toujours donné aux personnes lésées la possibilité de se défendre. Les règlements de la Djama’ate existent à cet effet.

Elaborant d’avantage sur ce sujet, Huzoor cite les paroles du Saint Prophète (s.a.w.) qui a dit que l’excellence suprême est de pardonner à celui qui vous maltraite et que plus une personne pardonne aux autres, plus Allah élève son statut. Le Prophète (s.a.w.) a aussi souligné l’importance de pardonner leurs erreurs à ceux qui sont nos employés. Un jour le Saint Prophète (s.a.w.) fut quelque peu chagriné à l’égard de nul autre que Hadhrat Abu Bakr Siddique (r.a.), qui après s’être montré remarquablement patient envers une personne assez ingrate, finit par perdre patience et la rabrouer. Le Prophète (s.a.w.) déclara qu’aussi longtemps que Hadhrat Abu Bakr Siddique (r.a.) était resté silencieux, les anges veillaient sur lui, mais une fois qu’il avait commencé à réagir, Satan se présenta.

Hadhrat Ayesha (r.a.), épouse du Saint Prophète (s.a.w.) dit que ce dernier ne réagissait jamais quand on le maltraitait personnellement. L’on rapporte qu’il faisait preuve d’une aussi grande magnanimité qu’un jour il avait même pardonné à l’homme qui avait agressé sa fille au point de provoquer une fausse couche et sa mort éventuellement. Autre exemple de cette faculté à pardonner fut la grâce accordée à l’occasion de la chute de la Mecque à Hinda, l’épouse d’Abou Soufyan, dont les atrocités et les exactions commises à l’encontre des premiers musulmans furent simplement inqualifiables.

Au fait, nous rappelle le Calife, chaque exemple de pardon accordé au cours de la vie du Saint Prophète (s.a.w.) surpasse les autres et ces exemples-là devraient inspirer chaque musulman ahmadi. Huzoor cite aussi de nombreux cas dans la vie du Messie Promis (a.s.) où il avait pardonné à ceux qui travaillaient pour lui et aussi à ses pires ennemis. Huzoor souhaite que chaque musulman ahmadi fasse preuve de beaucoup de magnanimité, suive les enseignements du Saint Coran et la Tradition du Saint Prophète (s.a.w.) et accomplisse les vœux formulés par le Messie Promis (a.s.) dans ses écrits au sujet du devoir de pardonner à ceux qui nous blessent.

Le sacrifice financier

Quelques semaines avant la fin de l’exercice financier 2003-2004, Huzoor s’est appesanti sur l’importance du sacrifice financier en l’Islam expliquant que nul ne peut aspirer à la vertu sans éliminer dans son cœur cette inhibition à dépenser dans le chemin d’Allah. Dépenser dans le chemin d’Allah aide le musulman à accroître sa foi et à participer d’avantage aux bonnes actions.

Le Calife se félicite du fait que la Djama’ate regorge de membres qui sont très enclins à verser une importante partie de leurs revenus dans la voie du Seigneur. Ceci inclut ces cultivateurs et fermiers de la Djama’ate pakistanaise qui tiennent à accomplir leurs promesses faites à l’égard du Chanda, malgré les pires difficultés qu’ils rencontrent face à l’exploitation et le manque de scrupules des grands propriétaires terriens. Le Calife explique que la façon de dépenser dans le chemin d’Allah est quelque chose de personnelle entre l’homme et son Créateur, cependant il est du devoir de chaque musulman d’honorer toutes les promesses financières faites. A ce propos, les ‘Moosi’ doivent tenir à leurs promesses de contribuer une large partie de leurs revenus aux fonds de la Communauté.

Le Calife s’attarde ensuite sur les détails entourant les taux de paiement fixés par la Djama’ate pour les différents fonds, sur les conditions et sur les exemptions possibles et souligne qu’il est du devoir de tout officier responsable de respecter la confidentialité de chaque dossier et plus spécialement ceux concernant les exemptions accordées à certains membres. Le Calife exhorte les membres qui ont perdu leurs emplois réguliers à garder le moral et à accepter toute offre d’emploi reçue. Fidèle à ses habitudes, Huzoor agrémente son discours en puisant des témoignages des Compagnons (r.a.) contenus dans les Hadiths, afin de mieux illustrer comment les premiers musulmans ont consenti des sacrifices suprêmes quand ils furent invités à dépenser dans le droit chemin. Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit qu’une personne est vraiment dévouée quand le désir d’acquérir la récompense et la miséricorde d’Allah dépassse de loin l’envie d’accumuler les richesses mondaines et il a demandé aux croyants de ne pas s’attarder aux petits calculs en dépensant dans le chemin d’Allah et de ‘ laisser leurs bourses déliées’ quand il s’agit de dépenser. A ce sujet, Huzoor se refère à la promesse faite par les membres de la Khuddam ul Ahmadiyya en Allemagne au bénéfice du ‘One Hundred Mosques Scheme’, tout en nous rappelant que la contribution à de tels fonds ne doit en aucune manière affecter le paiement du Chanda obligatoire mensuel.

En relevant d’autres Traditions du Prophète (s.a.w.), le Calife déclare qu’au Jour du Jugement, ceux qui auront dépensé sincèrement dans le chemin d’Allah se retrouveront protégés sous ‘l’abri de la richesse’. Ensuite Huzoor aborde en détail le sujet de la Zakaate, rappelant aux dames qu’il est important de payer la Zakaate sur les bijoux, là où c’est justifié, et en soulignant qu’il est du devoir du mari d’aider son épouse à s’acquitter de cette tâche surtout si elle ne touche pas de salaires réguliers.

Huzoor puise ensuite des propos tenus par le Messie Promis (a.s.) dans son livre intitulé Fateh-e-Islam (La victoire de l’Islam), où il nous est expliqué, entre autres, que le fait de dépenser dans le chemin d’Allah constitue une chance et un privilège car ce genre de sacrifice est toujours récompensé par le Tout-Puissant.

L’Emprunt et le Remboursement
A ce sujet Huzoor cite d’emblée une partie de ce verset de la sourate Al-Baqarah.

« Et ne dédaignez pas de consigner la transaction par écrit, qu’elle soit petite ou grande, ainsi que le jour fixé pour le remboursement. Cela est plus équitable devant Allah, plus sûr pour les témoignages et plus susceptible de vous épargner les doutes. Par conséquent, ne manquez pas de coucher par écrit la dette, à moins qu’il ne s’agisse de marchandises que vous avez sous la main et que vous donnez ou prenez de main en main, auquel cas, ce ne sera pas un péché que de ne pas l’écrire. Et prenez toujours des témoins toutes les fois que vous vendez l’un à l’autre. »
(2 :283)

Ce verset traite de manière exhaustive les règlements de l’Islam concernant l’emprunt, à commencer par tout consigner en écrit. S’il n’est pas absolument nécéssaire de se montrer très rigide quand il s’agit d’emprunter de petites sommes sur la base d’une confiance mutuelle entre proches, il devient essentiel de se montrer très formel quand des montants substantiels sont en jeu. Les injonctions coraniques prennent en considération la psychologie humaine entourant l’emprunt et le remboursement et constituent un rempart contre les doutes possibles et contre toute éventualité de conflits entre les deux parties engagées. L’Islam place la responsabilité de clarifier les termes de l’accord de remboursement sur celui qui emprunte. Ceci a pour but de responsabiliser l’emprunteur et de l’amener à respecter les termes qu ‘il aurait lui-même suggérés. Le verset 2 : 283 s’attarde sur les éventualités possibles concernant l’emprunteur et souligne l’importance des témoins à cette transaction.

Dans ses commentaires, le Calife explique comment, souvent, des gens empruntent de l’argent de leurs amis ou de leurs proches et se montrent ensuite peu scrupuleux au sujet du remboursement. Ils trouvent toutes sortes d’excuses pour ne pas rembourser leurs dettes et engendrent ainsi des situations embarrassantes dans la société.

Citant ensuite le verset 281 du même chapitre,
« Si un débiteur quelconque est gêné alors accordez-lui du répit jusqu’à ce qu’il soit à l’aise. Et si vous lui remettez sa dette par charité, ce sera encore mieux pour vous si seulement vous saviez. »
(2 : 281)

le Calife explique qu’il est demandé à ceux qui prêtent de l’argent à autrui de se montrer souples et compréhensifs au sujet du remboursement. Ce verset nous invite à une certaine souplesse car si la souplesse divine à notre égard n’existait pas nous nous retrouverions dans d’immenses difficultés.

Celui qui se montre conciliant envers l’emprunteur et rend le remboursement plus souple se verra ouvrir les portes du Paradis. Le Prophète (s.a.w.) a déclaré qu’au Jour du Jugement, Allah prendra sous Son abri celui qui aura assoupli, ou mieux encore, annulé un emprunt consenti à autrui.

D’un autre côté, cependant, il est aussi demandé à celui qui emprunte, d’éviter à trouver des excuses au moment du remboursement et à tout faire pour rembourser la dette de façon élégante, et même, d’y ajouter une petite somme supplémentaire en guise de reconnaissance. Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit que si l’emprunteur est sincère au sujet de son intention de rembourser au moment même de contracter l’emprunt, Allah lui facilitera certainement la tâche. Le Prophète (s.a.w.) a placé le non-remboursement d’une dette au même niveau que la Kufr (l’incroyance), dans ce sens qu’il engendre les fausses promesses et le mensonge et qu’il éloigne l’emprunteur du chemin de la Taqwa (la Droiture).

Pour conclure sur ce chapitre, Huzoor cite des extraits des écrits du Messie Promis (a.s.) concernant l’intégrité de mise au sujet du respect des termes de remboursement. Le Messie Promis (a.s.), nous rappelle le Calife, a qualifié la dette chronique comme une des calamités de notre époque.

La Quête du Savoir
En s’appuyant sur la phrase ‘Rabbi zidni ilma’, c-à-d. ‘O Mon Seigneur ! fais moi croître en connaissance.’
(20 : 115)

Huzoor entre dans les détails au sujet de la signification et de l’importance du savoir en l’Islam. Il nous rappelle que le Saint Prophète (s.a.w.) était âgé d’environ 55 ans quand ce verset lui fut révélé, ce qui signifie qu’il n ‘y a vraiment pas d’âge pour la quête du savoir. En vérité, le Saint Prophète (s.a.w.) a exhorté l’humanité à chercher la connaissance dès l’enfance et ce jusqu’à la vieillesse. Il est important de comprendre qu’Allah a révélé, il y a déjà plus de 1400 années, le Livre parfait à Son Messager et que ce Livre regorge, en soi, de connaissance de toutes sortes, au point où l’humanité continue à y découvrir des choses nouvelles par la voie de la recherche.

Le Saint Prophète (s.a.w.) a comparé les assemblées du savoir aux Jardins du Paradis. Il a, cependant, souligné que nul ne devait chercher la connaissance afin de se sentir supérieur aux autres ou pour les besoins d’un avancement personnel. Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit qu’Allah facilite l’accès au Paradis à ceux qui s’attèlent à chercher le savoir.

Le Calife nous rappelle qu’Allah a promis d’accorder la connaissance et la distinction aux membres de la Communauté du Messie Promis (a.s.), il est donc du devoir de chaque musulman ahmadi de redoubler d’effort afin d’acquérir des connaissances supérieures. Huzoor conseille aux étudiants ahmadis d’étudier sérieusement le Saint Coran parallèlement à leurs autres sujets, car dit-il, le Coran leur ouvrira des boulevards que nul enseignant mondain ne saurait ouvrir.

Huzoor attire notre attention sur les fontaines de connaissance que renferment les livres du Messie Promis (a.s.) et la somme de connaissance spirituelle qu’ils contiennent. Il explique que les gens devraient continuer à lire et à étudier ces livres à travers les âges afin de découvrir les principes et les voies qui mènent vers le progrès spirituel aussi bien que vers le développement académique. Dans son analyse, Huzoor fait une synthèse de la vie bénie du Saint Prophète (s.a.w.) afin d’expliquer que la recherche du savoir dès l’enfance, l’activité intense pendant la jeunesse et l’acquisition de la sagesse au seuil de la vieillesse ont été les faits manquants du cheminement du Messager d’Allah. Ce modèle parfait de comportement devrait être notre seule source de référence et nous pousser vers les sommets de l’excellence. Le Prophète (s.a.w.) a dit que le musulman qui acquiert la connaissance et la partage ensuite avec un autre musulman, accomplit un acte de charité et de ce fait il devient impératif aux musulmans de transmettre leur savoir aux autres. Quand il leur arrive de ne pas pouvoir maîtriser quelque chose, ils doivent prononcer les mots « Allãhou A’lam », c-à-d. « Allah sait tout. »

Huzoor exhorte les étudiants à chercher le savoir avec dignité et à se montrer particulièrement respectueux envers ceux qui leur transmettent la connaissance. Le Calife met en garde les étudiants ahmadis contre la tentation malsaine de participer aux grèves et aux manifestations, en soulignant leurs caractères non-islamiques.

Puisant des Traditions du Saint Prophète (s.a.w.), le Calife s’attarde longuement sur la nature des objectifs du projet Waqf-e-Nau. Huzoor demande formellement aux filles Waqf-e-Nau d’étudier autant de langues possibles dans le but de traduire et de vulgariser les publications de la Djama’ate. Il donne des directives aux responsables du projet Waqf-e-Nau afin de prendre note et de répertorier les carrières auxquelles aspirent les enfants Waqf-e-Nau, de façon à ce que la Djama’ate puisse avoir une idée des compétences qui seraient éventuellement disponibles. Huzoor souligne la responsabilité des parents à guider leurs enfants Waqf-e-Nau vers des carrières et des aptitudes qui seraient éventuellement avantageuses à la Djama’ate. Le Calife demande surtout aux mamans en particulier d’approfondir leurs propres connaissances afin de mieux faciliter la formation de leurs enfants et aussi de participer pleinement avec l’aide de leurs époux, à l’épanouissement de leurs enfants. A ce titre, conclut le Calife, la connaissance et la rigueur spirituelle des mamans deviennent extrêmement importantes dans le but de protéger les générations futures.

Propreté et Pureté
En parlant sur ce sujet Huzoor

Mohammad (saw)
La Ka’ba débarrassée des idoles
   
La bataille de Hunain

Ecrits du Messie
Comment reconnaitre une vraie religion
   
L’Islam